Dans cet exposé, on développera une interprétation de la logique linéaire en termes de processus concurrents. On utilise pour cela une variante du pi-calcul, munie d'une notion paramétrable d'observation (divergence, may- ou must-testing...), d'où l'on déduit une notion abstraite de comportement. La structure de ces comportements mène à la définition de connecteurs logiques, inspirés des logiques spatiales et temporelles, qui décrivent les propriétés fondamentales des processus. Le système obtenu est une forme de logique linéaire qui définit pour le pi-calcul un système de type qui garantit de bonnes propriétés comme la terminaison et l'absence de blocage. D'autre part, ce système de type établit une correspondance à la Curry-Howard entre la concurrence et diverses variantes de logique linéaire, qui s'intègre bien aux précédentes études sur la décomposition du calcul fonctionnel dans les calculs concurrents.
Nous traduisons en theorie des semi-groupes le Calcul de Malliavin du genre de Bismut afin d'obtenir des resultats de regularite des semi-groupe. Nous traduisons notre preuve des estimations de Varadhan inferieures (obtenues anterieurement par le Calcul de Malliavin) en theorie des semi-groupes. Nous donnons une traduction en theorie des semi-groupes de l'approximation de Wong-Zakai des diffusions, ce qui nous permet d'eliminer pratiquement toute la theorie des processus stochastiques de notre resultat avec Ben Arous concernant la stricte positivite d'un noyau de la chaleur.
Dans cet exposé, je présenterai la structure de polygraphe, une sorte de complexe cellulaire, à travers ses liens avec la réécriture et la logique. Dans la première partie, nous verrons comment tout système de réécriture de termes peut être traduit sous la forme d'un polygraphe, vu ici comme un système de réécriture de circuits. Sur un exemple, je montrerai comment construire des ordres de terminaison adaptés à ces objets. Dans la seconde partie, nous traduirons le calcul propositionnel et ses démonstrations en un polygraphe : cela permet d'obtenir des représentations bidimensionnelles pour les formules et tridimensionnelles pour les démonstrations. Enfin, si le temps le permet, je parlerai d'une piste menant à une autre description polygraphique des démonstrations classiques, toujours en trois dimensions.
Les travaux présentés dans cet exposé se situeront au carrefour de la géométrie discrète et de la combinatoire des mots. Je m'intéresserai en particulier aux relations entre ces disciplines et montrerai, comment obtenir de nombreuses propriétés (propriétés structurelles, statistiques...) des plans et surfaces discrets (analogues discrets des plans et des surfaces usuels) à partir d'un codage des ces objets par des mots bidimensionnels indexés par Z2. Je terminerai mon exposé par l'énoncé de quelques perspectives de recherches ainsi que quelques questions ouvertes auxquelles je m'intéresse actuellement.
We consider the Euler system of compressible and entropic gaz dynamics in a bounded open domain with wall boundary condition. We prove the existence and the stability of families of solutions which correspond to a ground state plus a large entropy boundary layer. The ground state is a solution of the Euler system which satisfies some explicit additional conditions on the boundary. These conditions are used in a reduction of the system. We construct BKW expansions at all order. The profile problems are linear thanks to a transparency property. We prove the stability of these expansions by proving epsilon-conormal estimates for a characteristic boundary value problem.
Let $A \subset \R^n$ be a set-germ at $0 \in \R^n$ such that $0 \in \overline{A}$. We say that $r \in S^{n-1}$ is a direction of $A$ at $0 \in \R^n$ if there is a sequence of points ${ x_i } \subset A \setminus { 0 }$ tending to $0 \in \R^n$ such that ${x_i \over | x_i |} \to r$ as $i \to \infty$. Let $D(A)$ denote the set of all directions of $A$ at $0 \in \R^n$. Let $A, \ B \subset \R^n$ be subanalytic set-germs at $0 \in \R^n$ such that $0 \in \overline{A} \cap \overline{B}$. We study the problem of whether the dimension of the common direction set, $\dim (D(A) \cap D(B))$, called the {\em kissing dimension} of $A$ and $B$ at $0 \in \R^n$, is preserved by a bi-Lipschitz homeomorphism. We show that in general it is not preserved. We prove that the kissing dimension is preserved if the images of the subanalytic sets under consideration are also subanalytic. In particular, if two subanalytic set-germs are bi-Lipschitz equivalent, then their direction sets must have the same dimension.
En partant d'une structure généralisant les graphes de transitions et les simulations, je montrerai comment relier les notions de programmes (ceux de la vraie vie) et de fonctions continues (celles de la topologie constructive). Ceci donne un contenu concret à la 171 topologie formelle 187 de Giovanni Sambin et peut-être vu comme une extension de l'isomorphisme de Curry-Howard. De plus tous les résultats peuvent être développés dans la théorie des types dépendants 171 à la suédoise 187. Plus généralement, la notion utilisée permet de décrire tout phénomène interactif entre un utilisateur et son environnement. La structure résultante permet, entre autre, de donner un modèle non-trivial du lambda-calcul différentiel et semble ainsi relier deux visions des calculs de processus. (??)
We prove the correctness of an original method for generating components that capture the occurrence of events, and monitor logical and temporal properties of hardware/software embedded systems. The properties are written in PSL, under the form of assertions in declarative form. The method is based on a library of primitive digital components for the PSL temporal operators. These building blocks are interconnected to construct complex properties, resulting in a synthesizable digital module that can be properly linked to the digital system under scrutiny.
Le lambda mu calcul symétrique (i.e. le calcul où on a ajouté la règle mu' duale de mu) est fortement normalisable dans le cas typé. Pourtant quand on ajoute la règle rho qui semble n'être qu'une règle de simplification, la forte normalisation est perdue. On garde cependant la faible normalisation. C'est ce qu'on montrera dans cet exposé.
(Travail commun avec C. Boubel et P. Mounoud)
Nous étudions les feuilletages de dimension 1 sur les variétés compactes de dimension 3 dont l’holonomie préserve une métrique lorentzienne transverse. Sous une hypothèse de complétude, nous les classifions et nous en déduisons la classification duale pour les feuilletages de codimension 1 de type temps qui sont totalement géodésiques et géodésiquement complets. Nous donnons aussi un exemple exotique de feuilletage dans le cas non complet.
Dans le cadre des grammaires catégorielles abstraites (ACG) introduites par Ph. de Groote, on peut faire des traductions entre différentes structures linguistiques, par exemple syntaxiques et sémantiques. Initialement conçu sur la base du lambda-calcul linéaire utilisé en linguistique, l'expressivité se trouve limitée notamment en sémantique, où l'on souhaiterait utiliser plusieurs fois une même variable. L'idée est alors d'introduire de l'intuitionisme, et donc un lambda-calcul avec deux types de variables et deux types de flèches (intuitionnistes et linéaires). Il est alors naturel de se demander quel peut être le type principal de termes de ce calcul, et quelles sont ses propriétés. Une difficulté provient du fait que lors de la recherche du type principal, des flèches sous-spécifiées peuvent apparaître, qui peuvent indifféremment être remplacées par les flèches linéaires ou des flèches intuitionistes. Pour ne pas compliquer ce lambda-calcul, il serait agréable de trouver des fragments pour lesquels on pourrait donner une notion de type principal sans flèche sous-spécifiée. Dans le cas général nous verrons que c'est impossible, mais que pour deux cas, le cas eta-long et le cas linéaire, nous avons un résultat.